17 janvier 2012

L'oiseau bleu passe en 2012



En 2011 je ne souhaitais qu’une chose que l’année soit « moins pire » que 2010. Manque de bol ça n’a pas très bien fonctionné ce petit souhait en l’air, dès le 1ER jour tout était déjà pipé. Pour 2012 je serai bien tentée de ne rien souhaiter du tout, mais ça risque bien de mal tourner !

Ils disent qu’il faut faire le point pour avancer, soit. 2011 donc ?

-        Personne ne mérite ton adoration, tout le monde est faillible, même ton père
-        Tu t’attaches aux mauvaises personnes, écoutes tes amis un peu !
-        Tu ne sais pas qui tu es, mais c’est pas bien grave, il parait que ça se soigne
-         Les gens s’en vont, volontairement ou non, tôt ou tard
-     Rien n’apaise les absences, autant le savoir dès le départ pour ne pas chercher de remèdes ou de palliatif, pleures un bon coup tu finiras par t’endormir d’épuisement
-        Tu culpabiliseras toute ta vie, ne cherches pas d’explications, « c’est comme ça »

En bref, tout le monde meurt un jour, autant s’y faire. Ton père se comporte comme tous les batards de cette planète, le fait que ce soit ton père ne change rien. Arrêtes de tomber amoureuse du premier venu, personne n’est amoureux de toi. N’attends rien des autres, tu ne pourras qu’avoir de belles surprises et plus aucune déception. Gardes les près de toi ces irréductible qui te ramassent à chaque fois que tu te casses la gueule méchamment par excès de chagrin, d’alcool, ou les deux à la fois.

Pour 2012 je ne veux qu’une chose : savoir que je pourrai tomber autant de fois dans ma vie, y’en a 4 ou 5 qui sont mes jambes, mes yeux, mon coeur. Alors j’espère les avoir encore longtemps dans ma vie. Parce qu’avec eux tout est moins grave, et même en noir on rigole. Ils prennent le train sans heure aux appels au secours, ils dorment avec moi pour pas que j’ai peur, ils me prêtent leurs maisons quand je suis à la rue, ils me réchauffent le cœur, ils m’aiment d’amour comme personne.

S.

16 janvier 2012

Reboot

Tout est reparti, ENFIN, j'ai hâte de tout!

S.

4 décembre 2011

Parfois je me lève et l'espace d'un instant j'ai oublié



« Je pense que ça nous change pour toujours. On reste triste, on n’oublie pas, on passe juste à autre chose»
F.

Les priorités ne sont plus les mêmes, on vit dans la peur de manquer de temps, de ne rien laisser, de ne marquer personne, de ne pas avoir assez fait ou vécu.

Le sommeil est partiel, la vie une course. Je sillonne la France aussi vite que je le peux, créant des souvenirs comme si bientôt j’allais en manquer, voir les gens qui me manqueront et à qui j’espère manquer un jour. Je suis incapable de dire au revoir, je préfère dire adieu. Ils pensent certainement que c’est un jeu, pour moi c’est juste au cas où. Je ne me retourne plus.

Ils rigolent de mes insistances pour un instant grappillé, ils ne se rendent pas compte à quel point j’ai peur. Je suis terrorisée à l’idée d’empiler les galets dans ma vie.

Il y a des numéros qui m’effraient quand ils apparaissent. Je ne veux pas de « j’ai essayé de te joindre depuis une heure », je ne veux pas prendre mon lundi, je ne veux pas attendre 2H30 dehors sous la pluie à attendre que ce soit fini, avec cette puanteur, cette odeur de mort, je ne veux pas acheter de fleurs, je ne veux pas y retourner.

Et si jamais c’est eux qui auront à faire tout ça un jour, j’espère au moins que je leur manquerai.


S.